POUR DES TERRITOIRES ROBUSTES ET RÉSILIENTS
CultuRisque® : vers un commun de résilience
1. Un contexte de transformation
Les crises actuelles et à venir – économiques, sociales, environnementales, sanitaires ou technologiques – interrogent profondément notre capacité collective à agir.
Face à leur complexité, les réponses exclusivement techniques ou organisationnelles montrent leurs limites. La résilience ne peut plus reposer uniquement sur des dispositifs extérieurs ou sur l’intervention ponctuelle d’experts. Elle suppose de renforcer durablement la capacité des personnes, des organisations et des territoires à comprendre les situations qu’ils traversent, à coopérer et à construire leurs propres réponses.
Parallèlement, l’explosion des ressources disponibles sur Internet (web 3.0) et leur contextualisation quasi immédiate par les intelligences artificielles accélèrent les flux d’expérience et déplacent profondément les repères professionnels. Ce ne sont plus seulement les compétences qui font la différence, mais la capacité à s’orienter dans cette profusion, à construire du sens et à transformer ces flux en pouvoir d’agir.
Cette évolution appelle de nouvelles façons d’accompagner les transformations…
2. Notre ambition : … n’est pas d’apporter des réponses à la place des acteurs. Elle est de créer les conditions qui leur permettront de construire progressivement les leurs.
Nous ne cherchons pas à diffuser une méthode supplémentaire ni à proposer un dispositif de plus. Nous souhaitons développer durablement les capacités d’agir des personnes, des organisations, des filières et des territoires, afin qu’ils puissent faire face avec davantage d’autonomie aux transformations auxquelles elles sont confrontés.
La résilience n’est pas, pour nous, un objectif qui s’atteindrait par l’application d’une recette. Elle est la conséquence d’une capacité retrouvée à comprendre, coopérer, apprendre et agir ensemble.
3. Une architecture … de la transformation : Révéler. Faire circuler. Développer. Transformer. Transmettre.
Culturisque repose sur une lecture dynamique de la transformation individuelle et collective. Son ambition est de créer les conditions d’un développement persistant du pouvoir d’agir.

Une dynamique en cinq mouvements complémentaires.
ActIvation : Les « affordances latentes » désignent les potentiels déjà présents dans les personnes, les organisations et les territoires, mais encore invisibles du fait d’une posture insécure, inexploités ou insuffisamment mobilisés.
Les flux d’expérience mettent en circulation les savoirs, les pratiques, les récits, les réussites, les erreurs et les modes de coopération qui nourrissent les apprentissages collectifs.
De cette circulation émergent de nouvelles capacités : coopérer, apprendre ensemble, dialoguer, expérimenter, décider, s’adapter et agir dans des contextes incertains.
La TransValorisation décrit le processus par lequel ces capacités produisent une valeur nouvelle. Une difficulté devient une ressource, une expérience devient un apprentissage, une coopération devient un levier de transformation.
Enfin, les communs vivants permettent à cette valeur de se stabiliser, de se transmettre et de s’enrichir au fil des expériences. Ils constituent le patrimoine dynamique d’une communauté capable d’apprendre, d’innover et de se renouveler.
Ainsi, Culturisque propose moins une méthode qu’une dynamique : révéler les potentiels, faire circuler les expériences, développer les capacités, transformer la valeur et faire vivre des communs au service d’une résilience durable.
4- la démarche
Elle articule le process de SPARK résilience et du RERS avec plus de 20 stratégies d’actions adaptables.

- La TransValorisation: désigne le processus par lequel une situation, une expérience, une relation ou une ressource change de valeur en développant de nouvelles capacités d’agir chez les personnes, les organisations ou les territoires.
Cette ambition prend corps dans un parcours progressif.
La conférence L’Étincelle ouvre un changement de regard. Elle invite les participants à porter une attention nouvelle aux ressources présentes dans les personnes, les équipes et les territoires.
Les deux journées de formation permettent ensuite de vivre les expériences, de comprendre les mécanismes et de s’approprier les méthodes à travers des mises en situation, des protocoles d’animation et des démarches collaboratives.
Enfin, les participants repartent avec un ensemble de ressources: protocoles, outils, jeu Partage de forces, supports pédagogiques et ressources numériques, mobilisés comme des « communs », capables de les faire vivre, de les adapter à leurs contextes, de les enrichir par leur expérience et de les transmettre à leur tour, et que cette capacité de gestion fasse aussi « commun ».
5. Une philosophie d’action
Depuis plusieurs années, nous expérimentons dans des contextes variés : collectivités, entreprises, associations, établissements, réseaux professionnels et territoires, accompagnement de situations de crises … pour arriver à une conviction : Les transformations durables ne naissent pas seulement de l’apport de nouvelles méthodes ou de nouveaux outils mais prennent racine lorsque les acteurs s’approprient une démarche et deviennent eux-mêmes capables de la faire évoluer.
Notre rôle est de créer les conditions d’une appropriation, véritable moteur de la transformation. Elle permet aux outils de devenir des ressources vivantes, aux méthodes de s’adapter aux réalités locales et aux expériences de nourrir de nouvelles initiatives.
Chaque participant devient ainsi non seulement bénéficiaire de la démarche, mais également acteur de son évolution. Chaque expérimentation nourrit les suivantes. Chaque adaptation locale enrichit progressivement un patrimoine d’expériences, de pratiques et de solutions susceptible d’inspirer d’autres organisations et d’autres territoires.
Longtemps, les organisations ont cherché à stabiliser les situations.
Aujourd’hui, elles doivent apprendre à évoluer dans des contextes où le changement devient une composante permanente de leur fonctionnement.
Cette évolution conduit progressivement à déplacer notre regard.
Plutôt que de chercher uniquement à mieux gérer la complexité, peut-être devons-nous aussi mieux comprendre les conditions qui permettent aux collectifs de rester capables d’agir lorsque leurs repères se transforment.
Autrement dit, la question n’est peut-être plus seulement : comment organiser ? Elle devient aussi : Comment permettre à un collectif de continuer à apprendre, à coopérer et à créer malgré l’incertitude ?
C’est cette interrogation qui nous conduit progressivement vers la notion de biens communs. Non parce qu’elle apporterait à elle seule une réponse à cette question. Mais parce qu’elle offre un cadre particulièrement fécond pour penser les relations entre des ressources, une communauté et les règles qui permettent à cette communauté de faire vivre durablement ce qu’elle partage. Une approche qui repense notre compréhension des modes de coopération.
5. Développer les capacités d’agir
Cette manière d’accompagner nous a progressivement conduits à déplacer notre regard.
Au fond, CultuRisque ne cherche pas seulement à transmettre des outils. Il cherche à cultiver des capacités.
- La capacité d’observer autrement.
- La capacité de dialoguer et d’écouter.
- La capacité de faire émerger les ressources déjà présentes.
- La capacité de prévenir les tensions.
- La capacité d’expérimenter.
- La capacité d’apprendre ensemble.
- La capacité de transformer les difficultés en opportunités d’action.
- La capacité de construire des réponses adaptées à des situations inédites.
Ces capacités ne s’acquièrent pas uniquement par l’apport de connaissances. Elles se développent dans l’expérience, dans les échanges, dans la confrontation bienveillante des points de vue et dans l’action collective.
C’est pourquoi CultuRisque cherche moins à apporter des réponses qu’à développer les conditions permettant aux acteurs de construire les leurs de développer durablement les capacités d’agir des personnes, des organisations et des territoires.
Car ce sont ces capacités qui rendent la résilience possible.
6. Une démarche ouverte
Notre pratique nous a progressivement conduits à ouvrir une réflexion plus large.
Au fil des expérimentations, une question est revenue avec une étonnante régularité : pourquoi certains collectifs, confrontés à des difficultés comparables, parviennent-ils à coopérer, à apprendre et à se transformer, tandis que d’autres s’épuisent progressivement malgré des ressources parfois équivalentes ?
Cette interrogation nous conduit aujourd’hui à explorer une hypothèse.
La qualité des outils, des méthodes ou des ressources disponibles ne suffit pas, à elle seule, à expliquer la capacité d’un collectif à faire face aux transformations. L’appropriation de ces ressources par les acteurs eux-mêmes, ainsi que les capacités qu’ils développent pour dialoguer, coopérer, apprendre, transmettre et créer ensemble, semblent jouer un rôle tout aussi déterminant.
Cette réflexion est aujourd’hui en cours de formalisation dans un document de travail intitulé :
Des biens communs aux communs de capacités
Il ne s’agit pas d’une théorie achevée. Il s’agit d’une hypothèse née de plusieurs années d’expérimentations. Nous souhaitons désormais la confronter à d’autres regards, à d’autres disciplines et à d’autres expériences de terrain. Car les questions que soulève la résilience collective méritent, elles aussi, d’être explorées… en commun.
… On en parle: un café, une visio, un échange: impulsact@gmail.com

FONDEMENTS ET RÉFÉRENCES
Le programme s’appuie sur des outils reconnus institutionnellement et éprouvés sur le terrain, adaptés aux contextes territoriaux :
SPARK RÉSILIENCE®
Programme international de référence en matière de résilience, reconnu par les gouvernements français et britannique.
SEVE® – Savoir-Être et Vivre-Ensemble Dispositif reconnu par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Éducation populaire et de la jeunesse.
Les Cartographies des zones d’incertitude et l’approche en systèmes d’action collective.
Ces approches articulent dimensions individuelles et collectives, dans une perspective profondément humaine, systémique et opérationnelle.
MODALITÉS D’INTERVENTION
CultuRisque® propose des formats modulables, déployés localement :
“L’étincelle” Conférence participative (2 heures):
Sensibilisation aux enjeux contemporains du risque et aux fondamentaux de la résilience individuelle et collective.
Université des transitions & Chemins de résilience (2 jours)
Formation expérientielle dédiée à l’appropriation d’outils concrets de résilience citoyenne et territoriale.
OBJECTIFS OPÉRATIONNELS :
comprendre les mécanismes émotionnels et comportementaux face à l’adversité mobiliser les ressources personnelles et collectives développer des postures proactives et responsables renforcer les dynamiques de coopération et d’entraide.
INTERVENANTS – AUTOUR D’UNE ÉQUIPE DE PROFESSIONNELS ENGAGÉS

Sonia Klein – Coach, formatrice, conférencière
Facilitatrice SPARK RÉSILIENCE®, animatrice SEVE®, spécialiste des dynamiques de résilience individuelle et collective.

Pierre-Yves Perez – Consultant-formateur en gestion de crise
Économiste-sociologue, expert des situations complexes, de la coopération et de la transformation organisationnelle.

REGARDS CROISÉS SUR LES TERRITOIRES
Tournée nationale 2026–2027
Territoires pilotes et terrains d’innovation
Sonia Klein 06 68 14 03 13
soniaklein@cavadesoi.fr
Pierre-Yves Perez 06 27 26 66 24
pierre-yves.perez@immersive-colab.fr
________________________________________________________________________
CultuRisque® recherche ses partenaires institutionnels, financiers et opérationnels souhaitant s’engager dans un projet à fort impact social et territorial, contribuant à la prévention des risques et au renforcement de la cohésion sociale.
Dossier complet, modalités de partenariat et budgets disponibles sur demande.
Le Fonds de dotations “compétences solidaires” ouvre à la défiscalisation des dons